Cohabitation harmonieuse

Notre campagne, un milieu de vie à partager

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Cliquez sur l'image pour lire le dépliant qui résume la campagne de promotion. 

Quatre capsules vidéos ont été lancées au printemps 2021.

Le bruit

 

À la recherche de quiétude, plusieurs personnes quittent les villes et se dirigent vers la campagne. Elles s’attendent à y trouver le calme et la tranquillité. Par contre, la campagne, c’est aussi un milieu de travail pour les agriculteurs, où l’on entend de la machinerie, des véhicules lourds, de l’équipement d’exploitation et des animaux. Tous ces bruits sont l’écho du travail agricole, mais des efforts sont fournis pour les atténuer.

 

En effet, des producteurs et des organismes travaillent ensemble pour trouver des solutions concrètes afin de réduire les sources de bruit issues de l’agriculture. Ainsi, au fil des ans, de nombreux agriculteurs ont choisi de planter certains types d’arbres près de leurs bâtiments afin de diminuer la propagation des sons, d’installer des ventilateurs plus silencieux ou des dispositifs acoustiques absorbants. Malgré ces précautions, il arrive parfois que le son émis devienne un bruit, selon la sensibilité de celui qui le perçoit, mais aussi du volume, de l’intensité, de sa persistance et même de l’environnement. Ainsi, un matériel qui fonctionne pendant la nuit sera amplifié par le silence des environs et se révélera donc gênant dans la vie quotidienne.

 

Certains agriculteurs décident donc de prévenir leurs voisins qui pourraient être directement incommodés par le bruit en leur expliquant son origine, telle que le fonctionnement d’un séchoir à grains, d’une pompe d’irrigation ou d’autres équipements. Car, bien souvent, ce bruit correspond à une pratique agricole normale. L’agriculteur planifie leur installation et utilisation, trouve un emplacement le plus éloigné possible des habitations quand il s’agit d’un matériel fixe, privilégie des moyens de réduction sonore et tient compte du moment de la journée, si cela est possible, pour effectuer les travaux bruyants aux champs. Il a aussi le devoir de respecter les normes provinciales et les règlements municipaux pour atténuer les inconvénients liés à ses activités, dont les nuisances sonores.

 

Comme dans toutes pratiques de bon voisinage, la communication reste la clé pour des rapports harmonieux durables entre les producteurs et leurs voisins. De l’autre point de vue, il est essentiel de garder à l’esprit qu’un agriculteur est dépendant de la température et du temps qu’il a pour mener à bien ses activités. Le travail d’agriculteur n’est pas de tout repos. Quand il doit travailler sa terre, épandre ses fertilisants, semer, récolter, sécher ses grains, il peut utiliser du matériel bruyant. Cohabiter dans un milieu agricole nécessite parfois de la patience et de la compréhension.

Les odeurs

La plupart du temps, l’air de la campagne est un mélange de parfum des fleurs, de foin fauché, de la pluie fraîchement tombée… et parfois d’une odeur d’épandage. Bien que désagréable à sentir, le fumier épandu à certains moments sur les champs est un engrais naturel, important dans la régénérescence des sols cultivables. En clair, il nourrit la terre pour que celle-ci puisse, à son tour, nous nourrir en faisant pousser les végétaux, légumes et céréales.

 

En effet, cette matière organique enrichit naturellement le sol en éléments nutritifs (azote, phosphore, potassium…), tout en permettant de valoriser les déjections animales et de ne pas recourir aux engrais minéraux. Elle constitue donc un apport essentiel de fertilisants pour l’agriculture.

 

Depuis plusieurs années, les producteurs agricoles privilégient de nouvelles façons de faire pour diminuer les odeurs dues à l’élevage et à la fertilisation des sols. Des machineries permettent, par exemple, d’abaisser la propulsion du fumier grâce à des rampes, ce qui réduit sa projection dans les airs et atténue le déploiement des odeurs. L’enfouissement est également une pratique utile : enfoui dans le sol, l’azote du fumier est transformé en nitrates inodores et assimilables par les plantes grâce aux micro-organismes présents dans la terre. En plus de ne pas générer beaucoup d’odeurs, cette méthode augmente l’efficacité de la fertilisation.

 

Plusieurs agriculteurs ont aussi mis en place des haies brise-vent ou des écrans boisés qui créent, en même temps, une barrière contre les odeurs entre les propriétés agricoles et celles des autres habitants. Les éleveurs portent une attention particulière au stockage des fumiers en installant une toiture sur leurs fosses étanches, en améliorant la ventilation des bâtiments ou en perfectionnant les procédés de traitement des déjections animales de leur exploitation. Par exemple, certains procèdent au compostage en ajoutant à ces déjections de la paille ou des branches déchiquetées, ce qui les transforme en compost riche et inodore. Les exploitants agricoles doivent aussi respecter des règlementations municipales qui prévoient des distances minimales entre le périmètre urbain et les lieux d’élevage.

 

Les pratiques évoluent. Ainsi, jusqu’au début des années 2000, les producteurs procédaient aux épandages à l’automne. Mais la recherche a démontré qu’il était préférable de les faire au printemps et lors de la croissance des plantes. Aujourd’hui, les producteurs optimisent l’application des fumiers aux champs en réduisant considérablement l’impact olfactif. Car l’agriculture est un heureux mélange de plusieurs techniques qui permettent d’avoir des terres cultivables en santé, tout en prenant soin de son voisinage.

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Projet réalisé grâce au soutien financier du Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.

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