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Les organismes économiques de la région maskoutaine font front commun pour appuyer la gestion de l’offre
16 juillet 2015

Saint-Hyacinthe, le 16 juillet 2015 – La Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains, les Éleveurs de volailles de la Montérégie, la MRC des Maskoutains, Saint Hyacinthe Technopole et la Ville de Saint-Hyacinthe s’unissent pour exiger le respect de la gestion de l’offre dans le cadre des négociations en cours du Partenariat transpacifique. Ils joignent leur voix à celles de nombreux autres organismes pour demander au gouvernement Harper de résister aux pressions et de dire non aux nouvelles concessions dans les secteurs sous gestion de l’offre. Dans la région maskoutaine, quelques 250 fermes avicoles, laitières, d’oeufs de consommation et d’oeufs d’incubation sont actuellement sous gestion de l’offre. À elles seules, ces entreprises génèrent des revenus de 294,2 M$, selon les données du MAPAQ. 

« Pour une première fois, des organisations régionales font front commun pour dire haut et fort que la gestion de l’offre doit demeurer intacte, a déclaré Pierre-Luc Leblanc, président des Éleveurs de volailles de la Montérégie. Nous importons de 8 % à 10 % de nos besoins en produits laitiers et en poulets. Les États-Unis, quant à eux, importent moins de 3 % de leurs produits laitiers grâce à des contingents tarifaires et des mesures de soutien interne qui limitent l’accès à leur marché. » M. Leblanc estime que le système actuel doit être maintenu dans son intégralité et sans concession d’accès au marché afin d’assurer la survie des entreprises agricoles. « Les secteurs laitiers et avicoles, seulement au Québec, rapportent année après année près de 8,2 milliards de dollars au PIB, génèrent 92 000 emplois et permettent le versement de 1,38 milliard de dollars en taxes et impôts aux trésors gouvernementaux. », a rappelé M. Leblanc. 

Pour la Ville de Saint-Hyacinthe, il est crucial de se mobiliser pour défendre la gestion de l’offre. « En tant que capitale de l’agroalimentaire, Saint-Hyacinthe et sa grande région comptent plus de 1 300 exploitations agricoles et entreprises agroalimentaires sur leur territoire. Ces entreprises créent des emplois de qualité et sont au coeur de notre vitalité économique. Il est primordial de protéger la gestion de l’offre pour conserver son dynamisme à ce secteur d’activité », a affirmé Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe. 

De son côté, la MRC des Maskoutains prend la menace très au sérieux. À la dernière réunion du Conseil des maires, ces derniers ont approuvé une résolution en appui au système de gestion de l’offre actuel. « La MRC a affirmé à maintes reprises sa volonté d’être le pôle de développement agricole et agroalimentaire par excellence au Québec, notre appui est fondé sur la nécessité de préserver le système de gestion de l’offre dans son intégralité afin d’assurer une stabilité aux acteurs de la filière agroalimentaire au Québec et au Canada », a énoncé Francine Morin, préfète de la MRC des Maskoutains. Au total, la Montérégie compte 1 606 fermes sous gestion de l’offre dont les revenus totaux atteignaient 897 M$ en 2014, selon le MAPAQ. La MRC des Maskoutains regroupe donc près de 16 % du total des fermes sous gestion de l’offre en Montérégie. 

« Si le système de gestion de l’offre subit des modifications, c’est toute la filière agroalimentaire qui en souffrira, a indiqué Simon Giard, président de la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains. Nous parlons de plus de 4 000 emplois. S’il fallait les perdre, cela aurait des conséquences néfastes pour les entreprises de service, comme pour de plus petits commerces. Ces travailleurs achètent et consomment des produits dans d’autres entreprises. C’est pour cela que la gestion de l’offre doit demeurer intacte, car il y a trop d’emplois étroitement liés à celle-ci ». 
Le directeur général par intérim de Saint-Hyacinthe Technopole, André Barnabé, a lui aussi abondé dans le même sens en précisant que l’économie maskoutaine est interreliée et que les acteurs économiques ont misé sur le développement d’une industrie agroalimentaire. « Nous avons développé une force, soit l’agroalimentaire avec la présence d’entreprises solides, a souligné M. Barnabé. Il ne faudrait surtout pas en perdre le moindre maillon, car l’impact serait imprévisible. D’autant plus que les entreprises manufacturières liées à la transformation des produits sous la gestion de l’offre représentent un chiffre d’affaires de près de 600 M$ dans la région. » Tous les partenaires maskoutains exhortent le gouvernement Harper à ne pas céder devant les pressions des pays qui voudraient faire une brèche dans l’actuel système de gestion de l’offre lors des négociations à venir dans les prochaines semaines pour le Partenariat transpacifique. 

Outre les Éleveurs de volailles de la Montérégie et les organismes maskoutains, la Fédération de l’UPA de la Montérégie, les Producteurs de lait de la Montérégie-Est, les Producteurs de lait de la Montérégie-Ouest, le Syndicat des Producteurs d’oeufs de consommation de l’Ouest du Québec, le Syndicat des producteurs d’oeufs d’incubation du Québec, les Éleveurs de volailles des Cantons-de-l’Est et le Centre d’insémination artificielle du Québec se disent préoccupés par la gestion de l’offre. 

Rappelons que le 25 mai dernier, la Coalition GO5 a lancé une campagne publicitaire et d’affichage sous le thème Forts et unis pour la gestion de l’offre. Pour plus de renseignements sur la campagne, consultez le site internet de la campagne : WWW.FORTSETUNIS.CA. Lors du lancement au cours d’un point de presse le 25 mai dernier, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Pierre Paradis, le président de l’UPA et porte-parole de la Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l’offre, Marcel Groleau, le président de La Coop fédérée, Denis Richard et le président d’Agropur coopérative, Serge Riendeau, accompagnés des principaux acteurs de la filière agroalimentaire québécoise, ont demandé au premier ministre du Canada, Stephen Harper, de préserver intégralement la gestion de l’offre dans les négociations en cours du Partenariat transpacifique. 

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Source : 
              Véronique Hébert-Lussier 
              Conseillère en communications 
              Fédération de l’UPA de la Montérégie 
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